Lucien WEISSENBURGER ( Nancy 1860 - Nancy 1929 – Architecte )

Son grand-père François Antoine originaire de Saverne (Alsace), fabricant de poële en faïence, se marie à NANCY. Son père Charles Antoine Edouard exerce le même métier.

Elève de Jules André et Victor Laloux, Lucien Weissenburger, ancien de l’École des Beaux Arts de Paris est diplômé en 1887. Parce qu’il est lauréat au concours pour la construction de trois groupes scolaires à Lunéville, il rentre à Nancy en 1890 et devient l’architecte municipal de Lunéville. Lucien Weissenburger est par ailleurs membre de l’École de Nancy et Président de la Société des Architectes de l’Est de la France.

Ce constructeur connu pour quelques unes de ses façade nancéiennes a adopté l’Art Nouveau avec conviction ; son évolution le conduit néanmoins vers un style beaucoup plus dépouillé, vers plus de simplification. Architecte multiforme, il est ainsi l’auteur de villas, de maisons de rapport, d’hôtels particuliers, mais également de cafés, de banques et de nombreux châteaux. Les cités ouvrières, monts de piété, couvents et autres chapelles, écoles et crèches figurent également parmi ses nombreuses créations. Par sa notoriété dans la région, Lucien Weissenburger devient l’architecte de la famille Corbin à qui appartiennent l’empire financier des Magasins Réunis. Les Bergeret le désigne également architecte et c’est pour eux qu’il édifie une " dernière demeure ", au Cimetière Sud. Nous sommes en 1904 et Lucien Weissenburger est au faîte de sa notoriété.

Ses oeuvres Art Nouveau à Nancy :

1900

3, rue de la Salpétrière

1901

Il collabore dès 1900 avec Henri Sauvage à la construction de la villa de Louis Majorelle, dont il contrôle l'exécution.

1902

60 et 62 , quai Claude-le-Lorrain

1903

24, rue Lionnois - 93, rue de Metz

1904

1 et 14, boulevard George Clemenceau , la villa de l'imprimeur Bergeret,

1907

Magasins Réunis, place Thiers (avec Victor Prouvé)

1908

10, rue d’Auxonne

1910

brasserie l’Excelsior, 3, rue Mazagran (avec l’architecte Alexandre Mienville) Monument funéraire au cimetière de Préville

et encore

son hôtel particulier, cours Léopold, l'imprimerie Royer, rue de la Salpêtrière


La Maison WEISSENBURGER - NANCY
Au fond du jardin du musée de l’Ecole de Nancy, l’aquarium, curieux édifice circulaire conçu par l’architecte Weissenburger, semble avoir été inspiré par les folies du 18e s.

La Villa MAJORELLE Une "maison témoin" de l'Art nouveau

Classée Monument Historique en 1996, la Villa Majorelle connaît en 1999, une restauration.
La Villa Majorelle résulte d'une collaboration exceptionnelle entre artistes parisiens et nancéiens. Le commanditaire, Louis Majorelle, est l'un des principaux artistes de l'Ecole de Nancy ; il est l'auteur du mobilier, des boiseries et des ferronneries de sa maison. La conception du projet est confiée à Henri Sauvage, jeune architecte et décorateur parisien dont c'est la première commande importante. Sont associés également à ce chantier le céramiste Alexandre Bigot, le peintre-verrier Jacques Gruber et les peintres Francis Jourdain et, plus tardivement, Henri Royer. L’architecte nancéien Lucien Weissenburger est chargé de l'exécution du chantier de la maison.


Charles WEISSENBURGER - viticulteur restaurateur ( Extrait )

Une trentaine d'édifices ou de sites ont bénéficié ………….. de l'inscription à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Dans le BAS-RHIN, on trouve ainsi : à OBERNAI, les façades et toitures (avec les verrières et salle à manger) de l'hôtel-restaurant " A la Cloche ", 90 rue du Gal-Gouraud. C'est en 1895 que le viticulteur et propriétaire du restaurant Charles Weissenburger commande un décor pour une salle à son ami Charles Spindler( 1865-1938). Les fresques murales représentent d'une part des personnages en costume alsacien (couples en train de danser, musiciens et buveurs de vin) , d'autre part des personnages en costume médiéval. Lambris de style néo-Renaissance, inscriptions à la gloire du vin d'Alsace complètent la décoration. La porte d'entrée du restaurant avec sa cloche en vitrail et ses verrières ayant le monogramme LV du gendre de Weissenburger est également remarquable.


L'étiquette précise : Elaboré et mis en bouteille par Pierre Weissenburger à Obernai - Alsace - France.


Henri WEISSENBURGER, 1887 - 1965 ( directeur d'Ecole Primaire à Noyon )

Joseph, Edouard, Henri WEISSENBURGER était avant et pendant la seconde Guerre Mondiale, jusqu'en 1943, directeur d'une école primaire de Noyon (Oise), qui porte aujourd'hui son nom, tout comme le stade en face de cette même école primaire.


Né le 19 Février 1887 à BARON (Oise) , fils du Négociant Joseph WEISSENBURGER né en 1849 à LAUTERBOURG (Alsace -France), il obtient son Brevet élémentaire le 20 Octobre 1902, puis le Brevet supérieur le 11 Juillet 1907 et le CAP le 25 Novembre 1909 à l'Ecole Normale de CHALONS-sur-SAÔNE.

Marié le 12 Novembre 1910 avec Jeanne DUPONT, à CREPY-en-VALOIS.

Il prend le poste d'Instituteur à FISMES (Marne), puis Instituteur à CREPY-en-VALOIS de 1910 jusqu'en 1919.

1919 à 1923 : Directeur d'école à SAINT-SAUVEUR (Oise).

1923 : Instituteur adjoint de M. COUPLET à NOYON.

1924 : mention honorable.

13 Juillet 1929 :il est nommé Directeur de l'école des garçons de NOYON et succède le 1° Mars 1930 à M. COUPLET.

1934 : médaille de bronze.

25 Janvier 1937 : nommé professeur de Cours Complémentaire, puis directeur. Il crée un internat, rue de Belfort.

Mai 1940 : nommé à la Municipalité provisoire.

6 Août 1940 : Administrateur de l'Hôpital.

14 Octobre 1941 : chargé de la Circonscription de Compiègne, en attendant le retour de M. CARON, inspecteur primaire.

17 Octobre 1942: allocution de M. Augustin BAUDOUX, Maire de NOYON, à l'occasion de son départ à la retraite (après sept années de professeur à NOYON et douze années comme directeur du Cours Complémentaire).

Directeur des Cours Professionnels de la Ville de NOYON. Président de la Délégation cantonale. Officier d'Académie et de l'Instruction Publique

Il décédé le 5 Juillet 1965 à NOYON (Oise).

Je remercie le Docteur Jean LEFRANC - Président de la Société Historique de NOYON (Oise- France) pour m'avoir transmis l'arbre généalogique de Henri Weissenburger . Je remercie Roger LOUDEAC président délégué de l'Office de tourisme de NOYON qui m'a mis en relation avec l'arrière petite fille de Henri Weissenburger.


Raymond WEISSENBURGER - écrivain

Raymond Weissenburger n'est pas un inconnu de la scène dialectale. En trente ans, il a signé une trentaine d'œuvres de la farce au drame, dont certaines très jouées dans toute la région. Trois d'entre elles ont même fait l'objet d'une adaptation à la télévision : Good-bye Pfefferminz (1983), Kàrfridaa (1984) et Züem Grumbeereknepfel (1986) . Comme presque tous les auteurs de théâtre en alsacien, il a aussi écrit de nombreuses comédies légères pour des troupes de village.

Raymond Weissenburger a remporté le prix d'aide à l'écriture dramatique dialectale, deuxième édition, organisé par le conseil régional. Raymond Weissenburger a déjà signé treize comédies en trois actes, trois drames, trois contes, cinq pièces pour enfants, également deux pièces en un seul acte, ainsi qu'une série télévisée. Des oeuvres régulièrement jouées par les troupes villageoises alsaciennes. Extrait DNA


Johann WEISSENBURGER - éditeur - Imprimeur -
à Nürnberg 1503 - 1513 puis Landshut 1513 - 1531
Weighing of souls by the Archangel Michael. Xylographic page from Ars Moriendi, printed by Johann Weissenburger, Landshut, 1514

R. Weissenburger ( Mannheim ) Inventeur.

Entre 1772 et 1784, on entend parler pour la première fois de carte en relief pour les aveugles. Cette invention est attribuée à R. Weissenburger de Mannheim. Il était lui-même partiellement aveugle à l'âge de cinq ans et l'était totalement à cinquante.

Valentin WEISSENBURGER

né le 1/5/1815 à Sauterbourg (Haut Rhin) PROVISOIRE A CONFIRMER
Entrée au service au 1833 au 24 RI. En Afrique de 1836 à 1842.Blessé au bras gauche à Milianah (Afrique) le 23/6/1840.
Passé sous lieutenant au 7 RI en 1845 (à 30 ans, après 12 ans de service).
Lieutenant en 1848 Chev LH en 1852.
Capitaine en 1854 Campagne d’orient (55-56), Blessé d’un éclat d’obus (joue gauche et poitrine) à Sébastopol le 23/8/55 (citation), puis d’un coup de feu à la nuque lors de la prise de cette ville le 8/9/55. Reçoit la médaille britannique.
Chef de Bataillon au 80 RI en 1855 (ne reste capitaine qu’une année!) Passe aux Zouaves de la garde en 1858, Off LH en 1858 Campagne d’Italie (59-60), blessé d’un coup de feu à la poitrine à la bataille de Magenta (4/6/59). Médaille d’Italie et médaille de la valeur militaire de Sardaigne.
Lieutenant Colonel au 82 RI en 1859. En Afrique en 1864 et 1865.
Colonel en 1865, au 34 RI, puis au 17 RI en 1865 Commandeur LH en 1868 Campagne contre l’Allemagne, prisonnier de guerre après Sedan.
Retraite en 1875.
Proposé au grade de Général en 1868, 1870 puis 1871. Puis à nouveau en 1874. Noté comme excellent chef de corps, mais désespérant de passer Général (après 10 ans de grade).


Le destin tragique des "Malgré-Nous".
Qu'ils soient annexés de droit (1871) ou de fait (1940), les Mosellans et les Alsaciens en subissent les conséquences sur le plan militaire.
On appele ainsi en France des jeunes alsaciens et mosellans incorporés de force par le régime nazi dans l'armée allemande au cours de la guerre de 1939-1945. La fuite devant cette contrainte condamnait la famille aux représailles graves des autorités hitleriennes.

Ils furent 130.000. 10 ans après 35.800 (27,5%) n'étaient pas revenus chez eux !
Des Weissenburger en faisaient hélas partie.

Départ de Malgré-Nous en 1943 pour le front russe. Si les engagements volontaires dans la Wehrmacht et la Waffen SS sont rares, le service militaire obligatoire intervient dès août 1942. La plupart sont affectés dans la Wehrmacht et seront affectés sur le front russe. Mais la moitié de la classe 26 (2000 hommes) chaussera d'autorité les bottes de la sinistre SS. Ce sont au total 130 000 Mosellans et Alsaciens qui sont appelés sous le drapeau à croix gammée. Certains ont refusé la conscription et prirent la fuite. Les représailles contre leurs familles sont terribles. Le tribut payé par cette génération sacrifiée, les Malgré-Nous, est lourd. 32 000 hommes sont tués, 10 500 portés disparus, 32 000 blessés dont 10 000 très grièvement. Des chiffres auxquels il faut ajouter une mortalité élevée, suite au retour des camps russes, bien après 1945. Le sort misérable des prisonniers de Tambow ne fut guère différent des camps de concentration allemands car les Soviétiques n'avaient aucune tendresse particulière pour des hommes faits prisonniers, revêtus de l'uniforme ennemi. A un enfer succéda un autre enfer, moral celui-là, dès leur retour en France. Suspects aux yeux de certains de leurs compatriotes, ils subirent également les foudres du Parti communiste car ils dénonçaient les souffrances endurées dans les camps russes. Tragique destin pour des hommes dont les plus âgés avaient 23/24 ans en 1945.
Photos extraites du Recueil édité après guerre, à Strasbourg, par l'ADEIF, Association des Déserteurs, Evadés et Incorporés de Force.
A.D.E.I.F. (Association des Evadés et Incorporés de Force) Président Monsieur Jean SPENLE 13 Grand'rue 68380 METZERAL Tél. 03.89.77.66.39 Secrétaire Monsieur Gustave HECKER 3 rue Henri lebert 68140 MUNSTER Tél. 03.89.77.36.72

Industries et Commerces

Ci-dessous quelques Industries et Commerces créés par un WEISSENBURGER ou ayant pris le nom de la ville où ils se sont installés.

mis à jour le 05/11/2003 retour accueil